La FCPE appelle les parents à rejoindre la grande marche citoyenne contre les violences sexuelles le 4 juillet partout en France

Mis à jour le 2 juillet 2026

La FCPE rejoint la Coalition féministe et enfantiste. Lors d'une conférence de presse organisée le 2 juillet à la Cité audacieuse, à Paris, la FCPE a annoncé son engagement en faveur d'une loi-cadre intégrale contre les violences sexuelles faites aux femmes et aux enfants et appelle les parents d’élèves à participer à la marche citoyenne du 4 juillet.

La FCPE a annoncé son entrée dans la Coalition féministe et enfantiste, qui rassemble désormais plus de 160 organisations engagées pour une réponse globale aux violences sexuelles. L'objectif est d'obtenir une loi-cadre intégrale associant prévention, protection, accompagnement des victimes, justice, réparation et lutte contre la récidive, assortie des moyens financiers nécessaires à son application. 
En ouvrant la conférence, Anne-Cécile Mailfert, présidente de la Fondation des Femmes, a salué une mobilisation « absolument exceptionnelle », rappelant que « des Françaises et des Français que je n'avais jamais vus dans les manifestations » rejoignent aujourd'hui ce combat. Pour elle, l'objectif est de « renverser les choses » afin que « la société se rende compte que les enfants sont des personnes » qui doivent être protégées.
Suzy Rojtman, porte-parole du Collectif national pour les droits des femmes, a souligné la portée historique de cette mobilisation : « Le saut qualitatif que nous sommes en train d'opérer, c'est de prendre les choses de façon totalement globale. » Elle a rappelé que cette loi-cadre est une revendication du mouvement féministe depuis plus de vingt ans et que l'alliance entre mouvements féministes et enfantistes constitue « quelque chose de totalement historique ».
Pour Aude Doumenge de l'association Face à l'inceste, cette loi est indispensable parce qu'elle répond enfin au « continuum des violences faites aux femmes et aux enfants ». Face à des violences « profondément systémiques », elle a insisté : « Chaque article compte », car chacun répond à une réalité vécue par les victimes.
Auriane Dupuy, de la Fédération nationale des CIDFF, a rappelé que les associations sont confrontées chaque jour aux conséquences du manque de moyens : « La lutte contre les violences et cette loi intégrale sont une question de moyens. » Sans financements à la hauteur, a-t-elle averti, les dispositions législatives resteront insuffisantes pour protéger et accompagner les victimes.

Faire de la protection des femmes et des enfants une véritable priorité publique

Au nom de la FCPE, son délégué général, Ouali Douakh, a expliqué les raisons de cet engagement : « Nous refusons de nous habituer à ces drames et à ces silences. » Il a rappelé que les représentants de parents d'élèves sont souvent les premiers témoins de situations préoccupantes dans les établissements scolaires, alors même que les personnels de santé et du secteur social de l'Éducation nationale demeurent en nombre insuffisant.
« Protéger les enfants ne peut pas dépendre de l'émotion du moment. Elle doit reposer sur la loi, sur des moyens réels, et sur une volonté politique qui tienne dans la durée », a-t-il déclaré. Avant de réaffirmer l'exigence de la FCPE : « Nous voulons une loi-cadre réellement intégrale, et non une loi d'affichage. »
La FCPE appelle l'ensemble des parents d'élèves, des familles et des citoyens à participer à la grande marche du 4 juillet afin de porter une exigence commune : faire de la protection des femmes et des enfants une véritable priorité publique.