Enfants à la rue : la mobilisation des parents d’élèves ne faiblit pas

Mis à jour le 22 juin 2026

Comment agir lorsqu’un élève dort à l’hôtel social, dans un squat ou à la rue ? Comment faire respecter le droit à l’éducation et à la protection de tous les enfants ? Lors d’un webinaire organisé par la FCPE le 12 juin 2026, Juliette Murtin, porte-parole du collectif Jamais sans Toit et Samira Dadache, administratrice de la FCPE, en charge de la question des enfants à la rue, ont partagé leur expérience et leurs pistes d’action.

Les situations d’enfants à la rue ne sont pas des cas isolés. Elles concernent de nombreux territoires et nécessitent une mobilisation durable des communautés éducatives. Dans plusieurs villes, parents d’élèves, enseignants, associations et citoyens s’organisent pour alerter les pouvoirs publics, accompagner les familles et rechercher des solutions d’urgence.
Occupation symbolique d’écoles, interpellation des élus, conférences de presse, relais médiatiques ou encore campagnes citoyennes : les formes d’action sont multiples.
Juliette Murtin et Samira Dadache ont souligné l’importance du travail collectif. Les avancées obtenues sont souvent le résultat d’une mobilisation associant parents d’élèves, enseignants, syndicats, associations de solidarité et acteurs locaux. Ces actions permettent non seulement de trouver des solutions pour certaines familles, mais aussi de rendre visible une réalité trop souvent ignorée.

Une école qui ne peut pas fermer les yeux
Les échanges ont également mis en lumière les conséquences de la précarité sur la scolarité : fatigue, difficultés de concentration, ruptures de parcours ou encore problèmes d’accès aux soins et à l’accompagnement psychologique.
L’école constitue bien souvent le premier lieu de stabilité pour les enfants confrontés à l’exclusion ou à l’absence de logement. Elle est un espace de socialisation, d’apprentissage et de protection. Lorsque des élèves dorment dehors ou dans des hébergements temporaires, c’est toute la communauté éducative qui est interpellée.

Connaître ses droits pour mieux agir
L’un des messages forts de la rencontre a porté sur la nécessité de s’appuyer sur le droit. La scolarisation des enfants est un droit fondamental, indépendamment de la situation administrative ou du parcours migratoire des familles.
Les participants ont été invités à se rapprocher des associations spécialisées lorsqu’ils sont confrontés à des refus de scolarisation ou à des situations particulièrement complexes. Plusieurs organisations partenaires peuvent accompagner les familles dans leurs démarches et soutenir les actions locales.

Construire des alliances
Au-delà des situations individuelles, les intervenants ont insisté sur l’importance de développer des partenariats durables avec les acteurs de terrain : associations de solidarité, collectifs citoyens, organisations de défense des droits de l’enfant ou encore réseaux d’aide aux personnes exilées.
Cette coopération permet de mieux identifier les besoins, de partager les informations utiles et de renforcer l’efficacité des mobilisations.

Une responsabilité collective
La rencontre s’est conclue sur un appel à poursuivre l’engagement collectif. Pour la FCPE, il n’est pas acceptable que des enfants dorment à la rue tout en étant scolarisés dans nos écoles. Défendre leurs droits, les accompagner et interpeller les pouvoirs publics relève d'une responsabilité partagée.


Parce qu’aucun enfant ne devrait avoir à choisir entre apprendre et se mettre à l’abri, la mobilisation des parents d’élèves reste plus que jamais nécessaire.