Réaction de la FCPE à la lettre du ministre aux parents d’élèves

Après l’agression d’une enseignante à Sanary-sur-Mer, le ministre de l’Éducation nationale appelle à un « sursaut collectif » face aux violences scolaires. Une démarche inédite qui relance la question de la responsabilité partagée entre parents et institution.

Après le drame survenu Sanary-sur-Mer (Var) où une professeure, toujours dans un état critique, a été poignardée par un élève de 14 ans, le ministre de l’Éducation nationale, Édouard Geffray, a adressé le 12 février 2026 une lettre aux parents. Un geste inédit, qui vise à les associer davantage à la prévention des violences scolaires. Les parents dits « démissionnaires » ont souvent été montrés du doigt ; il est plus inhabituel de voir un ministre reconnaître si vite les limites de l’institution et appeler à une responsabilité partagée. « L’école fait beaucoup, mais elle ne peut pas tout », écrit-il, appelant à « un sursaut collectif ».

Donner toute leur place aux parents qui s’impliquent
« On note qu’il tend la main aux parents qui s’impliquent dans l’école, mais il ne faut pas que ce soit un acte sans lendemain », prévient Grégoire Ensel, vice-président de la FCPE. Pour la fédération qui a réagi dans une lettre communiquée au ministre le 24 février 2026, renvoyer la responsabilité aux seules familles ne suffira pas. La prévention suppose une véritable coéducation et des moyens à la hauteur, alors même que des suppressions de postes fragilisent l’école. Le 28 janvier 2026, le ministre a par ailleurs annoncé vouloir nommer un défenseur des droits des enfants auprès de la médiatrice de l’Éducation nationale, afin de centraliser les signalements et le suivi des violences.
 

• Lire la lettre de la FCPE nationale.

Lire la réaction de la FCPE Paris :
Après la lettre du ministre appelant à un sursaut face aux violences à l’école, la FCPE Paris rappelle que la prévention exige des moyens adaptés, un traitement rigoureux des signalements et une véritable coéducation. L’autorité se construit par la confiance, le dialogue et des mesures concrètes pour renforcer le climat scolaire.

Lire la réaction de la FCPE de Seine-Saint-Denis :
La FCPE de Seine-Saint-Denis dénonce la stigmatisation des parents par le ministre face aux violences scolaires et appelle à recentrer le débat sur les véritables causes : le manque criant de moyens humains et matériels. Soulignant les suppressions de postes, le déficit d’accompagnement et l’aggravation des inégalités, la fédération défend une approche collective et appelle à une mobilisation pacifique pour refonder une école inclusive, apaisée et fidèle à ses valeurs.

Lire la réaction de la FCPE des Yvelines :
Pour la FCPE des Yvelines, « la violence scolaire ne peut être combattue par de seuls appels à la responsabilité des familles ». Elle demande des mesures concrètes – « Parler ne suffit plus »  – et un renforcement des moyens humains et éducatifs pour protéger les enfants et soutenir le personnel scolaire.

Lire la réaction de la FCPE de Seine-Maritime :
La FCPE 76 interpelle le ministre pour dénoncer le manque de moyens de l’école publique. Les parents refusent de compenser les carences budgétaires par leur vigilance personnelle. Ils demandent des ressources concrètes pour assurer la sécurité, l’accompagnement et l’éducation de leurs enfants plutôt que des lettres officielles.