La FCPE à l'étranger
Qu'est-ce que la FCPE à l'étranger ?
La plupart des établissements français à l'étranger sont regroupés au sein de l'Agence pour l'enseignement français à l'étranger (AEFE). L'AEFE rassemble 269 écoles, collèges et lycées, établis dans 125 pays différents, et accueillant 158 000 élèves français et étrangers. A l'étranger, la FCPE se différencie des associations de parents qui gèrent financièrement des écoles ayant passé convention avec l'Agence pour l'enseignement du français à l'étranger AEFE : ces derniers sont d'abord des associations gestionnaires, alors que les associations adhérant à la FCPE sont parfaitement autonomes et indépendantes. Télécharger le bulletin d'adhésion en format pdf. Voir la position de la FCPE sur le Projet d'Orientation stratégique.
Les droits des parents à l'étranger
Election des représentants de parents d’élèves : les deux parents votent ! Depuis la rentrée 2005, grâce à l'action de la FCPE, chacun des deux parents est électeur et éligible aux élections des représentants de parents d’élèves dans les conseils d’école et d’établissement de l'étranger. Les élections doivent être obligatoirement organisées dans tous les établissements.
Electeurs et candidats Les deux parents sont électeurs et éligibles, qu'ils soient ou non séparés. Autrement dit, les deux parents votent et ont la possibilité d'être candidats.
Matériel de vote
Le chef d'établissement assure l'organisation des élections et veille à leur bon déroulement, au plus tard avant la fin de la 7ème semaine après la date de la rentrée scolaire.
Les contestations sur la validité des opérations électorales sont portées dans un délai de cinq jours à compter de la proclamation écrite des résultats devant le conseiller culturel, qui doit statuer à l'intérieur d'un délai de huit jours.
Liste des candidats Le scrutin est un scrutin de liste à la représentation proportionnelle au plus fort reste. Voir la circulaire n° 4660 / AEFE du 11 octobre 1994.
Comment créer un conseil local FCPE à l'étranger ?
La procédure pour constituer une association FCPE dans un établissement est extrêmement simple : les parents qui souhaitent adhérer à la FCPE constituent ensemble, au sein de leur établissement, ce que nous appelons un conseil local. Ce conseil local désigne un bureau d'au moins trois membres : président-e, secrétaire, trésorier-e. Le conseil local constitué avise le siège national de la fédération, qui prend acte de cette création en lui retournant l'accord officiel du président national, pièce importante et nécessaire pour faire valoir la représentativité du conseil local FCPE auprès des autorités diplomatiques, consulaires et culturelles. L'adhésion nationale annuelle est de 5€ par famille, plus 13,72€ si l'on décide de s'abonner à la Revue des parents (bimestrielle). La FCPE siège au conseil d'administration de l'AEFE et à la commission nationale des bourses. Bien entendu, si la constitution d'un conseil local n'est pas envisageable, toute famille peut adhérer à la FCPE à titre individuel.
Le projet pédagogique de l'AEFE
Le projet entend "garantir la qualité" en assurant aux élèves français scolarisés dans le réseau les mêmes chances de réussite qu'en France. Il a pour ambition de s'inscrire "résolument" dans le cadre des orientations définies par le ministre de l'Education nationale, de la recherche et de la technologie, en tenant compte des évolutions les plus récentes, en intégrant la situation spécifique du réseau qui a aussi pour vocation de "...favoriser la relation de coopération dans le domaine de l'enseignement scolaire et des technologies éducatives...". La FCPE juge positive l'existence d'un projet pédagogique pour l'Agence, très clairement intégré dans les objectifs du service public d'éducation. C'est en fonction de ce projet et des objectifs à atteindre qu'il convient de préciser quels sont les moyens à dégager. Le projet d'établissement est un contrat qui engage l'équipe en prévoyant : les objectifs à atteindre, la durée à déterminer, la régulation à organiser, l'évaluation à construire. Une réflexion doit être menée sur la diversification des voies dans le réseau, qui actuellement privilégie quasiment celle de l'enseignement général, centré essentiellement sur le maniement de la pensée formelle et abstraite. D'autres voies d'excellence existent, dans le secteur technique et professionnel. Elles doivent être explorées, là où les besoins se manifestent, et en tenant compte des contraintes spécifiques qui pèsent sur le réseau.
La gratuité à l'étranger Les établissements français à l'étranger, sous la tutelle du seul Ministère des Affaires étrangères, sont des établissements de droit privé.
Les familles paient des frais de scolarité dont le coût est très variable : d'environ 600 euros annuels à Tuléar (Madagascar) à 8 500 euros annuels en classe terminale à Hong-Kong (Chine).
Des bourses scolaires sont attribuées aux familles les plus démunies, mais nombre de parents aux revenus moyens connaissent des difficultés importantes pour scolariser leurs enfants dans un établissement de l'Agence.
La FCPE siège à la commission nationale des bourses scolaires de l'AEFE.
La dernière commission nationale des bourses a eu lieu les 15 et 16 décembre 2011.
En mai 2006, la FCPE a été signataire d’une déclaration commune avec d’autres grandes organisations impliquées dans l’éducation et présentes à l’étranger, l’ADFE-FdM, le SE-UNSA, le SGEN-CFDT, le SNES-FSU et le SNUIPP-FSU.
La FCPE revendique la mise en place progressive de la gratuité de l'enseignement pour les élèves français en résidence à l'étranger, sous la co-tutelle du Ministère des affaires étrangères et du Ministère de l'Education nationale.
Les établissements français à l’étranger sont un prolongement du service public d’éducation français (gratuit pour tous) à l’étranger. Parmi les Français résidant hors de France, il y a, certes, des familles à hauts revenus (comme en France) et de nombreuses familles à revenus moyens ou faibles, voire des familles sans revenus (comme en France).
La scolarité des enfants français des familles modestes est actuellement prise en charge par le système des bourses. Pour certains expatriés, elle est prise en charge par leur entreprise et, fiscalement, cette prise en charge constitue un avantage en nature qui, dans la plupart des pays, doit être déclarée et soumise à l’impôt. Pour les familles à revenu moyen - cette notion devant être appréciée pays par pays en fonction du coût de la vie - et non éligible au système des bourses, la charge annuelle des droits de scolarité ou frais d’écolage représente souvent plus d’un mois de revenu. Et ceci est vrai aussi bien dans les pays riches que dans les pays pauvres.
De ce fait, bon nombre de familles françaises renoncent à scolariser leurs enfants français dans le réseau des établissements français à l’étranger.
Il existe depuis 2008 une « prise en charge » de la scolarité des lycéens français de l’étranger. Cette mesure correspond à une promesse de campagne de Nicolas Sarkozy d’accorder la gratuité scolaire pour tous les élèves français. Un moratoire a été mis en place pour le collège et le primaire.
Le système de bourses (réservé lui aussi aux Français) peut sembler à première vue plus satisfaisant que la gratuité pour tous, sauf qu’il ne s’accompagne pas d’une maîtrise par l’AEFE (Agence pour l’enseignement français à l’étranger, qui dépend du ministère des Affaires étrangères) des frais de scolarité exigés des familles. C’est donc une manne pour des établissements qui peuvent exiger les frais d’écolage qu’ils veulent, assurés qu’ils sont que l’AEFE versera des bourses en conséquence. La dépense de l’Etat n’en est donc pas réduite pour autant et les familles non boursières (françaises ou étrangères) en font aussi les frais.
Le mode de "prise en charge" choisi par l’AEFE ne s'apparente donc pas à la gratuité et ne nous convient pas. Nous l’avons fait savoir dès le lendemain de l’élection présidentielle au ministre des Affaires étrangères. En effet, seule une partie des familles en bénéficie et l’augmentation des droits de scolarité provoquée mécaniquement par le désengagement relatif de l’Etat en ce qui concerne le budget de l’AEFE donne le sentiment justifié que toutes les familles, françaises ou non, qui ne bénéficient pas de l’exonération, financent en fait la mesure.
Pour notre part, nous demandions que les droits de scolarité soient progressivement abaissés pour l’ensemble des élèves français pour aboutir en 5 ans à la gratuité totale.
Dans l'attente, nous demandons que les coûts de scolarité à la charge des familles soient mieux encadrés par l’AEFE et que le réseau soit mis sous double tutelle du ministère des Affaires étrangères et du ministère de l’Education nationale. Ce qui permettrait, dans ce cadre élargi, et sans parler de questions pédagogiques, une gestion budgétaire mieux adaptée de l’enseignement français à l’étranger.
Les conseils locaux à l'étranger
Egypte : AFPEC-FCPE 7 rue 12 Maadi Le Caire Egypte Tel : 010 112 91 72 Site : http://afpec.hautetfort.com/ Mèl : afpec.caire@yahoo.fr AF-FCPE (Associations des Familles du Lycée franco-japonais de Tokyo) Site : http://www.familles-lycee-tokyo.com
Madagascar : ALEFAP-FCPE C/o Yves PEYRE 13, rue Rabary Antsahavola Antananarivo 101 Madagascar. Tél.: (261 20) 22 363 90 Mèl : alefap@netclub.mg
Maroc : UCPE (Union des conseils de parents d'élèves des établissements d'enseignement français au Maroc) 37, Rue Ali Bnou Abi Taleb Quartier du Parc Tél : + 212 22 27 53 70
Pays-Bas : Scheveningseweg 237 2584 AA Den Haag Pays-Bas Pérou : Avenida El Rosario 435 San Isidro Lima 27 Pérou Tél. : 51.1.421-6556 Mèl : fcpe.peru@gmail.com
Portugal : Association FCPE du lycée Charles Lepierre de Lisbonne Mèl : fcpelfcl@gmail.com |


