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La FCPE, l’UNEF et l’UNL souhaitent réformer le baccalauréat pour refonder vraiment l’Ecole

  • Créé le mardi 25 septembre 2012
  • Catégorisé dans : Actualités
Pour la FCPE, l'UNEF et l'UNL, constitutives du pôle des usagers, la concertation qui se tient actuellement sur le devenir de l’Ecole ne pourra pas déboucher sur une véritable refondation si on ne réforme pas en profondeur le baccalauréat. Ce diplôme est pourtant le grand oublié de la discussion actuelle. Face à la stagnation de son taux de réussite, et à sa « dévalorisation » prétendue, il est temps de le refonder.

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La FCPE, l’UNEF et l’UNL souhaitent sortir de cet examen couperet, ne donnant pas de droit à l’erreur et favorisant les révisions de dernières minutes... Le bachotage systématique en fin d'année est vecteur de stress, et sa valeur pédagogique reste à démontrer. Loin de refléter le niveau réel des élève, il n’évalue qu’une restitution scolaire de connaissances à un moment donné et ignore totalement les compétences des élèves, notamment celles issues des piliers 6 et 7 du socle commun de connaissances et de compétences (sociales et civiques, autonomie et initiative). Nous souhaitons donc sortir de cet examen uniquement disciplinaire à la notation élitiste qui ne met en valeur qu’une partie de ce qu’est réellement l’élève. Une part plus grande doit donc être faite aux contrôles en cours de formation, ainsi qu’aux oraux. Les épreuves écrites doivent elles aussi mieux  évaluer les capacités des bacheliers à émettre un jugement, un regard critique…
Nous ne pouvons pas non plus continuer à évaluer quinze années de scolarité en seulement quelques jours. Les épreuves doivent donc se répartir entre le milieu de la première et de la terminale, et à la fin de ces deux années. Ces temps supplémentaires de correction, et donc d’absence de cours, pourraient être mis à profit pour que les lycéens aient un temps supplémentaire d’élaboration de leurs parcours d’orientation : stages en entreprises, découverte de l’enseignement supérieur...
Ensuite, le droit à l’erreur nécessite d’aménager des épreuves de rattrapage en cours de formation et non seulement à la fin de la terminale. Nous souhaitons aussi que les épreuves validées ne soient pas repassées l’année suivante afin que l’élève ayant échoué puisse se concentrer sur les matières où il rencontre des difficultés. Pour les trois organisations, refaire une année complète et repasser des épreuves déjà réussies ne présente aucune valeur pédagogique.
Nous entendons trop souvent que le baccalauréat ne vaut plus rien car trop d’élèves le réussissent. Pour nous, la valeur d’un examen n’a rien à voir avec son taux de réussite, sauf à considérer que pour valoriser certains élèves il faut en exclure d’autres !
Pour la FCPE, l’UNEF et l’UNL, le niveau d’un examen se mesure à la pertinence de ses évaluations. Il nous faut donc, dès aujourd’hui, changer le baccalauréat pour lui permettre de mieux refléter le niveau des élèves dans toutes leurs dimensions. C’est la meilleure façon de lui donner un nouveau souffle et de mieux préparer les jeunes à la poursuite de leurs études.
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