Langues vivantes à l'école primaire : des annonces précipitées et sans vue d'ensemble - 1er février 2001 :
A l'occasion de la décision d'introduire une langue vivante en Cours Préparatoire et en Grande Section de Maternelle dès 2002, la FCPE rappelle que ce sont toutes les modalités de cet enseignement durant l'ensemble de la scolarité qu'il faudrait revoir.

La décision d'introduire une langue vivante en Cours Préparatoire et en Grande Section de Maternelle, dès 2002 est censée, selon le Ministre de l’Education nationale, combler les parents d'élèves. Effectivement, les parents pourraient être satisfaits si déjà, tous les élèves du cycle 3 bénéficiaient d'un apprentissage sérieux et suivi d'une langue étrangère comme le prévoient les programmes. Certes, le niveau peu satisfaisant de la maîtrise des langues vivantes à la sortie du lycée justifie que l'on prenne des mesures sérieuses et adaptées. Cependant, l'introduction de ce nouvel enseignement n'est pas sans incidence sur les programmes actuels de l'école. La généralisation de l'enseignement d'une langue vivante à l'école primaire doit se réaliser sans surcharger ni allonger la journée de l'enfant. Le bon sens aurait voulu que le Ministère se prononçât avant tout sur l'ensemble des programmes, en assurant la cohérence des objectifs entre l'école primaire et le collège et la progression de cet enseignement jusqu'au lycée. S’ajoute à cela, la question de la diversité des langues proposées. Comment ce que propose le ministre pourra-t-il être concrètement organisé tout au long de la scolarité ? Cela pose une nouvelle fois la question de la formation des enseignants et des intervenants en langue, de leur qualification ainsi que des modalités de recrutement. Dans quels délais les enseignants seront-ils réellement formés et opérationnels ? Chacun sait que cela est irréalisable d’ici 2002. Va-t-on continuer à faire appel aux contributions financières des parents et des collectivités locales ? L'Etat se donnera-t-il les moyens d’une politique linguistique ambitieuse ? Contact Presse : Laurence GUILLERMOU – Tél. : 01 43 57 16 16