La FCPE rappelle sa demande d’intégration de l’enseignement agricole avec ses spécificités pédagogiques dans l’Education nationale afin de former un service public unifié notamment dans la formation professionnelle initiale.
L'enseignement agricole souffre d’une logique purement budgétaire qui vise à supprimer des postes et à dégrader les conditions de fonctionnement du service public au détriment de la qualité de l'enseignement et de la réussite des élèves.
Les conditions d’accueil des élèves se dégradent d’année scolaire en année scolaire.
Certains candidats se sont vus refuser purement et simplement leur inscription dans l’enseignement agricole public, soit en première inscription, soit suite à un ajournement aux examens.
L’enseignement de toutes les matières obligatoires, prévues par les référentiels de formation, n’est pas partout assuré.
Paradoxalement la dotation globale horaire attribuée par le ministère est désormais programmée arbitrairement en baisse de 3% pour les années à venir alors qu’elle n’est déjà pas suffisante.
La FCPE s’inquiète également du relèvement des seuils de dédoublement, de la suppression des heures de mise à niveau en Bepa, Bac Pro, Bac techno et BTS.
La pluridisciplinarité, outil phare de l'innovation pédagogique, est la première victime de l’amputation des moyens. Ce sont des milliers d’heures qui disparaissent de l’enseignement agricole.
Par ailleurs, l’enseignement agricole organise ses enseignements en « tirant le diable par la queue » : certains lycées financent même des postes de professeurs par les frais de restauration ou d’internat des élèves. Un scandale !
La FCPE rappelle sa demande d’intégration de l’enseignement agricole avec ses spécificités pédagogiques dans l’Education nationale afin de former un service public unifié notamment dans la formation professionnelle initiale.
Contact presse : Laurence Guillermou, tel 01 43 57 16 16